GMF - The German Marshall Fund of the United States - Strengthening Transatlantic Cooperation

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Leadership Changes at the European Union September 5, 2014

Events
Building a Stronger Future for NATO – The Voice of NextGen Leaders September 19, 2014 / Brussels, Belgium

On September 18, the Young Transatlantic Network (YTN) and the U.S. Mission to NATO collaborated on a roundtable discussion with Ambassador Douglas E. Lute, permanent representative of the United States to NATO.

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Ukrainian President Addresses U.S. Congress September 18, 2014

Ukrainian President Petro Poroshenko addressed a joint meeting of Congress on September 18th, 2014. Transatlantic Academy Director Stephen Szabo provides a readout of President Poroshenko's message.

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NATO Summit Conclusions September 11, 2014

Bruno Lete, a program officer on GMF's Foreign and Security Policy program, analyzes the developments from the NATO Wales Summit.

Les Enjeux Diplomatiques Font Consensus November 01, 2012 / Alexandra de Hoop Scheffer
Le Monde


This article originally appeared in Le Monde. It can be read here in its original format in French. 

Alexandra de Hoop Scheffer writes about the future challenges of U.S. foreign policy. She argues that Obama has redefined U.S. leadership and that Libya is a precursor of future military operations: in areas where the United States perceive that their vital interests are not at risk, the military and financial burden will be devolved to its European allies. The U.S. rebalancing towards Asia therefore relies in part on Europe's capacity to acquire greater strategic autonomy. But Libya showed that Europeans do not share a common vision of crises and that they still heavily depend on U.S. military capabilities. The paradox is the following: the transatlantic partnership is necessary more than ever, but it is also insufficient for Washington who will continue to turn to more capable extra-European partners.

Conscient dès 2008 des limites de la puissance des Etats-Unis, Barack Obama l'est encore plus à la fin de son mandat : le leadership des Etats-Unis sera de plus en plus concurrencé, mais sera aussi de plus en plus nécessaire et dépendant d'alliances renouvelées.

A l'inverse, Mitt Romney promet le retour d'un leadership plus fort avec des accents unilatéralistes. Il reproche à Obama d'avoir affaibli les Etats-Unis. Romney rappelle ainsi que la majorité des initiatives prises en 2009, alors que le président était encore fraîchement élu, se sont soldées par des échecs : le partenariat avec la Chine ; la relance des relations avec la Russie ; les gestes d'ouvertures envers le régime iranien ; la politique au Proche-Orient ; ou la gestion contradictoire du dossier afghan (renfort militaire couplé à une date de retrait) ; enfin, le discours du Caire s'est traduit par une politique du tâtonnement.

Confronté au refus de coopération des gouvernements auxquels il a tendu la main et aux stratégies de blocage des puissances émergentes siégeant au Conseil de sécurité de l'ONU, Obama est très vite revenu à des positions plus pragmatiques.

Se distanciant de l'héritage de George W. Bush en adoptant une posture de plus en plus centriste, Romney sait que la teneur néoconservatrice de ses premiers discours n'a pas convaincu, mais cela ne l'empêchera pas d'y revenir s'il est élu et surtout si les événements le justifient.

La doctrine Obama est une politique du rééquilibrage : des instruments de politique étrangère d'une part, en sortant du tout-militaire pour privilégier diplomatie, sanctions et force militaire "indirecte" (drones) ; et des priorités géostratégiques vers l'Asie d'autre part, en évitant d'impliquer les Etats-Unis dans ce qui est qualifié à Washington de "distractions stratégiques", en particulier au Moyen-Orient. La Libye dessine à cet égard de futures tendances.

Obama y a redéfini le leadership américain. Dans des situations où leurs intérêts vitaux ne seront pas en cause et à l'heure des coupes budgétaires, les Etats-Unis délégueront à leurs alliés européens ou appuieront une coalition ad hoc, pour se décharger du fardeau militaire et financier.

Au lieu d'éclipser l'Europe, le rééquilibrage américain vers l'Asie dépend de sa capacité à acquérir une plus grande autonomie stratégique. Or la Libye montre que les Européens n'ont pas de vision commune des crises et qu'ils dépendent des capacités militaires américaines. Le paradoxe est le suivant : le partenariat transatlantique est plus que jamais nécessaire, mais il est aussi insuffisant pour les Etats-Unis qui continueront à vouloir ouvrir l'OTAN à des partenaires extra-européens plus capables de contribuer en forces et en moyens.

Quel que soit le résultat des élections, les Etats-Unis continueront à oeuvrer à la prévention d'une éventuelle confrontation avec la Chine. Le plus grand défi stratégique pour les Etats-Unis est qu'ils seront de plus en plus dépendants économiquement de pays qui risquent de leur poser des menaces d'ordre sécuritaire. C'est pour cette raison qu'avec leurs alliés ils devront formuler de nouvelles solutions stratégiques, l'endiguement ne fonctionnant plus.

Enfin, il ne faut pas négliger l'importance d'événements extérieurs qui pourraient obliger les Etats-Unis à réaffirmer leur leadership, voire à engager une action militaire. La période de la campagne électorale est à cet effet un bon indicateur des tensions auxquelles le prochain président sera confronté : l'Iran et les pressions israéliennes ; les risques en mer de Chine ; les tensions entre Russes et Américains.